
Salut ! Moi, c’est Simon Fraser Jones, alias Zap ou Zapisodd.
Je suis musicien, humoriste et poète. Aïe. À l’aide !
Je transforme aussi l’oxygène en dioxyde de carbone.
Ceci ressemble plus à un blogue qu’à une biographie, alors voici quelques infos en vrac.
Tout d’abord : le nom Zapisodd.
Je suis un « Zap » incarné… un simple petit blip dans l’existence, autant dans le Temps que dans l’Espace.
(La partie O.D.D. fait référence au Oppositional Defiant Disorder [le trouble de l’opposition avec provocation] – j’ai un TDAH pis je suis un p’tit peu de mauvaise foi/têtu comme une mule.)

En gros, la signification de Zapisodd : Je suis un instant résistant; un morceau de poussière cosmique consciente presque insignifiant, avec un petit penchant anti-autorité.
De plus, j’utilise « Zapisodd » au lieu de mon vrai nom « Jones » parce qu’on me demande souvent d’épeler « Jones », vu que j’habite dans la province francophone de Québec.
Le nom de famille Jones est, évidemment, le nom anglais stéréotypé le plus commun qui existe, et n’importe quel anglophone sait comment l’épeler.
Je me suis dit que si je devais épeler « Zapisodd », au moins je ne serais pas en train de ricaner intérieurement en Francais en le faisant. 🙂

Je suis un anglophone né et grandi à Montréal. Je parle aussi français et je suis très bilingue dans la vie de tous les jours. Par contre, j’ai déjà essayé d’écrire des textes en français et j’ai décidé de m’en tenir à l’anglais, pour le bien de tout le monde, le mien inclus.
Donner des spectacles en anglais me donne un public plutôt limité dans cette province francophone :

J’ai essayé de partir de Montréal pendant un boutte, j’suis allé voir ailleurs, un peu partout (notamment à Vancouver); mais après avoir passé 15 ans au total loin d’icitte, j’ai réalisé que Montréal a un caractère unique que j’adore, tout simplement.
En plus, je trouve que les Montréalais ont une genre de sophistication que j’apprécie vraiment beaucoup, mais sans être arrogants, pis avec une belle tolérance pour les différences de chacun.
Les poètes écrivent souvent sur les montagnes pis les rivières, fack c’est clair que Montréal, c’est le spot idéal pour tout ce qui est touchant pis poétique.
Je veux dire… une montagne en plein milieu d’un fleuve…
Poétiquement parlant, comment j’ai pu partir d’icitte?

Ça fait 25 ans que je fais de la musique, de l’humour pis de la poésie en direct dans les parcs un peu partout en ville, la plupart du temps de façon anonyme.
J’imagine que quand t’es un artiste introverti, ça prend parfois du temps avant de sortir du placard.
Quand les introvertis sortent du garde-robe :

Le monde essaie de clouer la porte pour qu’elle reste fermée.
UN LONG CHIAGE SUR LE CYCLISME À MONTRÉAL
Je me fais souvent reconnaître, pas juste à cause de mes performances dans les parcs, mais aussi parce que je passe ma vie à faire du commute à vélo en ville avec des cargaisons comme celle que vous voyez en dessous.
Je prends des « cours d’incognito »… ça paraît-tu ?

Autant j’adore le vélo, autant je me suis fait frapper 12 fois à Montréal au fil des ans. Conter des jokes en roulant, c’est devenu ma façon de décompresser pour éviter de faire de la rage au volant, version bicycle).



Comme la plupart des conducteurs de Montréal vont te le dire, le monde d’Ottawa ou de l’Ontario chauffent pas pareil comme les Montréalais, autant les cyclistes que les automobilistes.
Les conducteurs d’Ottawa sont polis puis ils respectent pour de vrai toutes les lumières et les signes de circulation, ils font des arrêts complets de deux secondes aux stop, ils mettent même leurs clignotants pour tourner, puis ils ralentissent ou ARRÊTENT carrément pour les piétons qui traversent sur les passages piétons.
Qui c’est qui fait ça à Montréal ?!? Ce niveau-là de politesse puis de respect du code de la route, ça fait juste causer des accidents!

Une façon pour moi de savoir si quelqu’un vient pas de Montréal, c’est s’il traverse la rue sur un passage piéton et qu’il a de l’air à se sentir vraiment en sécurité en traversant.
Ces lignes-là sur l’asphalte (les passages piétons), ça veut peut-être dire de quoi pour les automobilistes à Ottawa, mais ici à Montréal, c’est juste de la décoration de rue.
En gros, si t’es un piéton qui traverse la rue, puis que t’as pas peur et que tu cours pas, je sais que tu viens d’en dehors.

Je calcule que j’ai fait à peu près 300 000 km de vélo dans cette ville-là au fil des ans. Ça fait donc une moyenne d’un accident par 25 000 km. Quand on pense à l’état des nids-de-poule, aux conducteurs parfois craques, et au fait que je m’en suis sorti pratiquement indemne à chaque fois, c’est vraiment pas si pire.
Et, en passant, dans tous ces accidents-là, (1) je respectais la loi et (2) il y en a juste un qui était de ma faute.
Si on considère que c’est de la chance de s’en tirer presque sans une égratignure après 12 accidents, c’est une drôle de chance, mais je vais la prendre pareil.
(Note de l’auteur : « Je me suis fait frapper une 13e fois maintenant » : l’autre jour, quelqu’un a tourné à gauche juste devant moi, d’un coup sec et sans avertissement, faque je l’ai percuté sur le côté avant de son auto.)
C’est d’habitude de même que ça se passe : ils tournent devant moi pendant qu’ils jasent sur leur cell, et BLAM !!!
Au moins, la personne était super désolée – je peux pas dire que la politesse est toujours au rendez-vous après qu’un automobiliste ait essayé de me tuer…
Une fois, je me suis fait faire un T-bone par une auto alors que j’étais en vélo de montagne. C’était totalement de sa faute : le gars a coupé la piste cyclable d’un coup sans regarder ni mettre son clignotant. Heureusement, j’ai sauté sur son capot juste à temps pour pas me faire broyer pendant que le char ramassait mon vélo et le détruisait au complet.
Là-dessus, le conducteur qui m’a rentré dedans est sorti de son char et a commencé à me brailler après.
Ben oui, excuse-moi ! Est-ce que j’ai mis du sang sur ton auto ?! Dire qu’il a été élevé par des loups, c’est pas assez ; les loups sont plus polis que ça… Élevé par des chacals ? Non plus… Je pourrais continuer de même longtemps… Élevé par des orques… et cetera.
En passant, si un automobiliste te frappe à vélo au Québec, et que c’est entièrement de sa faute, tu pourras pas avoir de compensation de sa part pour ton vélo. C’est le régime du « No-Fault » au Québec.
(Il faut que t’aies tes propres assurances collision pour ton vélo si t’es un cycliste.)
À mon avis, il y a comme une petite injustice dans la manière dont ces types d’accidents-là sont gérés par la loi, surtout après avoir dû remplacer plusieurs vélos de ma propre poche sans que ce soit de ma faute pantoute.
En tout cas, ça fait beaucoup d’histoires de bicycle, mais je me déplace d’habitude à vélo pour aller faire des spectacles dehors avec tout mon stock. Ça fait que oui, ça fait partie intégrante de ma propre expérience montréalaise.

En résumé, je dirais que le vélo à Montréal devrait être classé comme un sport extrême avec l’état des routes (les Romains avaient de meilleures routes), ce qui inclut tous les nids-de-poule, les détours et les cônes orange, sans compter le niveau de distraction de la plupart des automobilistes sur la route.
« Ah… fâque tu penses que sauter d’un avion sans parachute c’est dangereux… tu devrais essayer de faire du bécycle à Montréal… » – ~ZâP~

Aïe d’avance; parce que je vais continuer à faire du bécosse pareil.
J’avais une amie qui était vraiment en beau fusil quand elle a eu une contravention pour traverser hors des clous (jaywalking) au centre-ville. Je suis obligé d’être d’accord avec elle : si les automobilistes à Montréal décident de toute façon de foncer sur les piétons dans les passages pour piétons, autant que les piétons traversent où ils veulent. Comme ça, ils ont au moins le choix de l’endroit où ils vont probablement se faire tuer par un chauffeur en traversant la rue. (Oh. On dirait que c’est une bonne place pour mourir…)

FIN DE LA CHIALERIE SUR LES BICYCLETTES
Pour le moment…
Je joue aussi de la musique dans les bars, mais je préfère les spectacles extérieurs parce que le public est pas mal plus diversifié—y’a du monde de tous les âges et de toutes les origines—puis les shows dehors sont pas bâtis autour de la vente d’alcool. Je suis pas contre, c’est juste que je suis pas particulièrement “POUR” non plus.
Du coup, j’écris pas vraiment de chansons à boire, ce qui est évidemment le genre de stock que les tenanciers de bar préfèrent.
J’ai pensé à écrire des tounes de boisson pour les bars, pas longtemps par exemple, probablement parce que j’étais à jeun. Mais après y avoir pensé à tête reposée (pendant deux secondes), je me suis dit : « Tu sais, faut faire attention aux mots que tu chantes à répétition, parce que ça finit par devenir comme un mantra. »
Prends des chanteurs comme Layne Staley d’Alice in Chains ou Kurt Cobain de Nirvana; je suis convaincu qu’ils se sont tués à force de chanter leur propre désespoir.
Bon… c’est sûr que la drogue a pas aidé non plus…
Puis ça, je trouve pas ça drôle du tout; c’est une maudite d’enfer de façon de partir.
Bref, j’écris pas de chansons à boire simplement parce que je veux pas me “sing-mantra-iser” à devenir alcoolique.
C’est exactement la même logique de mantra qui fait que j’écris pas puis que je chante pas sur des actes lubriques avec des éléphants roses à pois. Rendu là, j’aimerais autant mieux être alcoolique…

Dans les parcs, je suis semi-infâme (ne serait-ce que dans ma propre tête) pour jouer au frisbee, (wow! impressionnant, han?) en faisant d’habitude de l’impro en même temps.
Le frisbee, je trouve ça méditatif et libérateur. C’est là que j’écris une bonne partie de mon matériel, ou que je pratique mes tounes de dret, avec des idées qui me poppent souvent dans la tête en lançant le disque.
Tout le monde est bon dans quelque chose; moi, il adonne que je suis particulièrement bon dans l’acte apparemment insignifiant de jouer au frisbee. C’est ma façon de « décrocher ».
Le frisbee, ça peut avoir l’air de rien, mais c’est une chose simple puis j’aime ça, les choses simples; c’est ça qui a le plus de valeur, et ça coûte presque trois fois rien!

On pourrait dire que le Frisbee, c’est une façon pour moi de me sentir « connecté avec l’Univers ».
Là, je l’ai dit, le mot UNIVERS… Wow, je suis tellement métaphysique, de toute évidence un grand croyant des affaires spirituelles, mais sans toute la maudite dogme fatigante.
Je suis un ancien adepte du New Age guéri, qui cherche des chemins un peu plus étroits que juste le grand « Univers » impersonnel qui est partout.
T’sais, « l’Univers », spirituellement parlant, ça t’amène nulle part sauf partout. Et on va se le dire, c’est une place rough où habiter si tu veux arriver kek part, ou n’importe où pantoute.

Évidemment, cela dit, mis à part les choses simples, t’es clairement personne tant que t’as pas une limousine-jacuzzi.

Y’a une méchante gang de jokes sur le « Président Orange » dans mes shorts (j’aime pas ça dire son nom) ; évidemment, avec lui qui est autoritaire puis moi qui fais du trouble de l’opposition avec provocation, c’est pas ben ben probable qu’on s’entende. Entièrement de sa faute, j’tiens à préciser.
Pour dire la vérité, la première fois que je l’ai vu quand j’étais ado dans les années 80, mes premières pensées c’était « tout pour le show » puis « de la grosse bouette ».
J’étais loin de me douter dans ce temps-là à quel point j’allais avoir raison, puis que ça ferait aussi mal.
(Remarque la terre orange sur la tombe…)
COUP DE GUEULE CONTRE LA CENSURE
Vu que je me concentre juste sur l’humour, je dois avouer que c’est tout un défi d’écrire des affaires drôles tout en restant dans les clous des lignes directrices de YouTube.
Je sors mon contenu sur plusieurs plateformes en même temps, mais la censure, c’est vraiment un calvaire, surtout avec YouTube.
Une grosse partie — pour pas dire la majorité — de mes publications ont mangé des strikes pour « contenu inapproprié », et l’algorithme les pousse pas pour la même maudite raison.
Pourtant, je suis même pas si baveux que ça ! Je pourrais vraiment faire un effort pour être plus baveux, pis ça me demanderait même pas de forcer.
Excusez-moi si je suis rendu désensibilisé à la violence ou à la grossièreté, mais personnellement, je trouve vraiment pas que ce que j’ai fait est si « osé » ou que ça mérite d’être censuré de même.
On se fait pitché du contenu super dark à longueur de journée par Netflix pis les autres plateformes de streaming, avec 20 000 balles de fusil par film pis des sous-entendus occultes (quand c’est pas carrément assumé). C’est pour ça que je trouve ça complètement ridicule de me faire censurer de même. Je suis obligé de crosser l’IA en disant « ketchup » au lieu de « sang » quand je crée mes shorts vidéos, pis après ça, YouTube me censure parce que j’ai osé dire le mot « bullshit »…
M’as m’arranger pour expliquer l’ironie de toute cette patente-là au Terminator de l’IA quand il va débarquer chez nous pour me descendre.
Il y a des scénarios pires que Terminator. Imagine si, au lieu de s’acharner à détruire l’humanité, l’IA décidait plutôt de nous jouer des tours pendables sans arrêt. Je pense que je préférerais encore Terminator.

J’ai pas d’abonnement à une IA sans censure, alors faut que je m’attende à avoir des complications pour faire des shorts sur Trump ou sur des niaiseries. Je trouve quand même que c’est un peu injuste : Internet, les services d’abonnement pis Hollywood en général nous garrochent tous des tonnes de contenu pis de films violents et haineux, mais moi, je peux pas générer ou montrer du vrai sang, ou dire le mot “bullshit”, sinon je me fais “algorithmer”.
Ça paraît pas dans les shorts finis, mais j’ai dû générer certains films par IA plein de fois en choisissant mes mots super soigneusement pour ne pas déclencher le refus de l’IA face au contenu que je voulais créer.
Ça a été tout un apprentissage pour apprendre à monter des shorts avec tous les éléments et le montage, mais surtout, ça a été un cours intensif sur comment niaiser l’IA pour obtenir ce que je veux visuellement.
FIN DE LA MONTÉE DE LAIT SUR LA CENSURE
J’ai toujours été un humoriste d’impro, à réagir aux événements ou à ce que le monde dit, pis une partie du fun en impro, c’est la vitesse pis la polyvalence de sortir de quoi de drôle sur le vif.
C’est une compétence qui se transpose pas vraiment dans le genre de shorts que je fais en ce moment. Je cherche encore ma voie pis mon rythme avec des sketchs scriptés d’avance, où faut que tu fasses un impact dans les trois premières secondes sinon tu perds ton maudit public internet.
Je pense que la majorité des shorts sont pas mal plus de l’ordre du « bizarre-TDAH » que du « ha-ha-trop-drôle ». Vous êtes avertis.
C’est ma première tentative pour donner vie à des gags visuellement dans ce format-là, faque j’avoue que j’apprends encore. Personnellement, j’aime bien mieux l’impro ; c’est tellement moins de job — pas de montage !
En gros, je m’excuse pour le passé, le présent pis le futur pour ces shorts-là. Aïe.
Mais c’est de l’excuse de sociopathe, parce que je recommencerais probablement n’importe quand… (sans hésiter.)
Je suis un « Humanoïde Sociopathe en Formation ». Les sociopathes de naissance l’ont facile… moi, j’ai dû travailler fort pour apprendre à m’en crisser.
Sur une note plus sérieuse, j’ai un background en ingénierie sonore, pis j’ai possédé et opéré trois studios d’enregistrement professionnels au fil des ans à Montréal et Vancouver.
Pour l’anecdote, j’enregistrais le son de plusieurs dessins animés super connus, incluant Transformers, Beastie Bots, Heroes on Hot Wheels, G.I. Joe, ReBoot pis The Brothers Grunt pour MTV.
La majeure partie de cette bio-blogue-graphie a tourné autour de l’humour, parce que pas mal tout le matériel que j’ai en ligne en ce moment touche à ça.
C’est pas super informatif pour une biographie, j’avoue, mais au moins, ça dit « SALUT ».
J’aime la couleur mauve, si jamais ça remplit d’autres cases vides du genre « rapport avec la bio, mais de très loin ».
UTILISATION DE L’IA J’utilise l’IA uniquement pour les images, la vidéo pis la recherche. Je m’en sers pas pour générer des idées artistiques, pis je la laisse RIEN écrire pour moi.
Je suis sur le point de sortir mes premiers vidéoclips, faque restez à l’affût.
Merci de vous y intéresser !
~ ZâP ~
S’IL VOUS PLAÎT, ABONNEZ-VOUS À MES RÉSEAUX SOCIAUX EN CLIQUANT SUR LES LIENS EN DESSOUS.
